top of page

24/12/2023

- DE RETOUR A TERRE -


De retour à terre. Que la mer fût belle et violente ! Que la mer fût cruelle ! L’exil marin pour seule récompense du retour, du premier pied posé à quai. La fuite en mer pour seul pouvoir d’être et d’offrir en musique de l’authenticité, du réel, de l’immortel. Je ne raconte aucune histoire sinon la mienne. C’est simple, la vôtre ne m’intéresse pas plus que celle de l’humanité. Je suis parti six jours à plusieurs reprises, jusqu’aux portes de l’Angleterre, puis dix jours également plusieurs fois en plein océan Atlantique. Désormais je reviens à terre au quotidien, après vingt heures de marée. Le sommeil je ne le connais plus car la mer me l’interdit. Je ne connais que l’inspiration que j’accumule à outrance, que je nourris, que je conserve.

J’ai vécu, je vis, je vois et je souffre âme et corps en plein danger quotidien de mer en gardant en pleine vue mon Corbeau des mers. J’accumule jour après jour, minute après minute, la grande fierté, les émotions et le labeur qui feront l’architecture de ce prochain album. Mon univers s’accumule sur des année d’expériences, non pas sur deux jours d’un road-trip insignifiant. Je côtoie les oiseaux qui n’ont que faire de mes pérégrinations. Ils étaient mes compagnons à terre, ils le sont aussi en mer. Ils demeurent le fil conducteur de mes envolées, de mes émotions, et me font m’accrocher au cordon ombilical de mon amour pour celle qui préfère la campagne, pour celle qui reste à terre.

Il faudra me tuer pour m’arrêter.

-

- BACK ON LAND -


Back on land. How beautiful and violent was the sea! How cruel the sea was! Marine exile as the only reward for return, the first foot on the quayside. Escape to sea as the only way to be and to offer authentic, real, immortal music. I tell no story but my own. Quite simply, I'm no more interested in your story than I am in the story of mankind. I've been away for six days on several occasions, as far as the gates of England, then for ten days on several occasions in the middle of the Atlantic Ocean. Now I come ashore every day, after twenty hours on the tide. I no longer sleep, because the sea forbids it. All I know is inspiration, which I accumulate to excess, nourish and preserve.

I have lived, I live, I see and I suffer soul and body in the midst of the daily danger of the sea, with my Corbeau des mers (Sea Raven) in full view. Day by day, minute by minute, I accumulate the pride, emotions and hard work that will form the architecture of this next album. My universe is built up over years of experience, not over two days of a meaningless road-trip. I rub shoulders with birds who have no interest in my peregrinations. They were my companions on land, they are my companions at sea. They remain the common thread running through my flights, my emotions, and keep me clinging to the umbilical cord of my love for the one who prefers the countryside, for the one who stays ashore.

You'll have to kill me to stop me.

DUNKEL

bottom of page